Définition de la Naturopathie

La naturopathie est une médecine non conventionnelle basée sur l’utilisation de méthodes naturelles et biologiques pour renforcer les défenses immunitaires de l’organisme.

C’est la définition de l’OMS, mais de nombreux naturopathes seront d’accord pour affirmer que c’est tout sauf une médecine et encore moins une médecine douce ou naturelle. Alors qu’est-ce donc ?

Le naturopathe Christian Brun  résume la naturopathie très efficacement je trouve : “C’est une hygiène de vie conforme à notre physiologie”.

Origine de la naturopathie

Selon le fondateur de la naturopathie française, Pierre-Valentin Marchesseau, le terme “naturopathie” a pour signification “la maladie étudiée en fonction de la nature”. Il vient du latin natura et du grec pathos.

Concrètement, cette médecine complémentaire prône différentes méthodes naturelles de soins pour stimuler la capacité d’autoguérison de l’organisme. Les praticiens considèrent que la naturopathie puise son origine dans la Grèce antique avec Hippocrate, médecin grec, père de toute la médecine traditionnelle occidentale.

La naturopathie a été reconnue dès 1997 par le Parlement européen comme médecine non conventionnelle. L’OMS l’a reconnue en 2001 comme une pratique de médecine traditionnelle, au même titre que la médecine chinoise et l’ayurvéda.

Principe de la naturopathie

Selon l’OMS, « la naturopathie est un ensemble de méthodes de soins visant à renforcer les défenses immunitaires de l’organisme par des moyens considérés comme naturels et biologiques ». Le principe de la naturopathie est de prévenir les maladies et d’utiliser uniquement des remèdes naturels.

La naturopathie fait partie des médecines non conventionnelles ayant pour philosophie le vitalisme (la puissance naturelle propre à la vie appelée “Force vitale”) et le principe de l’humorisme, c’est-à-dire l’équilibre des humeurs biologiques tel qu’on le retrouve en ayurvéda ou en médecine chinoise.

En naturopathie, le praticien doit respecter deux règles fondamentales : ne pas nuire et considérer chaque malade comme un cas unique qui nécessite une attention particulière et individuelle.

Pourquoi consulter un naturopathe ?

Le naturopathe ne procède à aucun acte médical dans le sens de diagnostic ou de traitement des maladies car ceci est du ressort d’un médecin. La naturopathie vise à stimuler les mécanismes naturels d’autoguérison du corps.

Médecine de prévention, elle sert en premier lieu à renforcer les mécanismes de défenses immunitaires préexistants, à changer les habitudes de vie néfastes de certains patients, plutôt que d’attaquer directement les agents pathogènes.

Comment pratique-t-on la naturopathie ?

La naturopathie met en place trois cures (par ordre chronologique) : cure de détoxination, cure de revitalisation et cure de stabilisation évolutive. Au sein de ces cures, les praticiens utilisent quatre techniques majeures et quelques autres mineures choisies en fonction du patient et des compétences, expériences et résultats personnels du naturopathe.

Ces techniques, au nombre de dix, recueillent au sein de chacune d’elles une diversité de moyens.

Les techniques majeures utilisées en naturopathie :

  • l’alimentation : la diététique (régimes restrictifs, monodiètes et jeûnes) et la nutrition (micronutrition, nutrithérapie) ;
  • les exercices : gymnastique des organes, musculation, yoga, qi gong… ;
  • l’hydrologie : l’eau au service de la détoxination (bains dérivatifs, bains complets ou locaux, hammam) ou de la revitalisation par les différentes cures utilisant l’eau (thermes, thalassothérapie) ;
  • la psychologie : incluant à la fois les techniques de relaxation et les techniques visant à maintenir l’équilibre psychique et émotionnel.

Les techniques mineures utilisées en naturopathie :

  • la phytologie, c’est-à-dire l’utilisation des plantes sous diverses formes : huiles essentielles (aromathérapie), élixirs floraux (Bach, Deva…) ;
  • la chirologie, qui comprend les massages (occidental, californien… et drainage lymphatique) et les manipulations (chiropractie, étiopathiopathie…) ;
  • la réflexologie, pour mobiliser le système nerveux sympathique (sympathicothérapie, percussions vertébrales, réflexologie plantaire…) ;
  • la magnétologie, basée entre autres sur l’utilisation des champs magnétiques ;
  • l’actinologie, qui utilise les rayons lumineux (soleil…) ;
  • la chromothérapie : la thérapie par les couleurs ;
  • la pneumologie : l’art d’apprendre à respirer.

La naturopathie est un système de santé global qui comprend un bon nombre de pratiques non conventionnelles, ou alternatives.

Contre-indications à la naturopathie

Il n’existe aucune contre-indication à la pratique de la naturopathie en elle-même. Cependant, dans le cadre de la naturothérapie, l’utilisation de certains remèdes de phytothérapie ou d’aromathérapie est déconseillée à certaines personnes. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser à votre praticien-naturothérapeute. Le naturopathe n’est pas médecin et ne doit en aucun cas intervenir dans votre traitement allopathique éventuel.

Comment se déroule la première consultation en naturopathie ?

Tout bon praticien en naturopathie commencera par une cure de détoxination faisant nécessairement appel aux quatre techniques majeures.

Certains soins, qui reposent notamment sur des techniques naturelles mineures, peuvent faire l’objet de consultations particulières.

La séance s’appuie sur le bilan naturopathique. Ce bilan comprend :

  • un examen discret de la morphologie du patient qui renseigne sur la vitalité, les points forts et les points faibles du sujet ;
  • utilisation de différentes techniques, selon le praticien de santé : examen de l’iris, prise de pouls, antenne Lecher, bilan énergétique, kinésiologie… ;
  • un interrogatoire détaillé du patient : mode de vie, cadre de vie, activité professionnelle et de loisirs, habitudes alimentaires, comportement psychologique…

En fonction de ses observations, le naturopathe prodigue des conseils d’hygiène de vie et peut conseiller dès la première séance, en cas de nécessité, des compléments nutritionnels.

Comment choisir son naturopathe ?

En France, certains praticiens font la distinction entre naturothérapeutes (qui peuvent être également des médecins de formation), les hygiénistes naturopathes et les praticiens de santé vitaliste.

La profession de naturopathe n’est pas encore réglementée.

Vous pouvez faire appel à un praticien dont le cursus a été validé par un organisme professionnel. (Fenahman, Omnes, Amavie, école de naturopathies reconnues…)

Vous pouvez également choisir un praticien directement dans :

http://www.amavie.org/83-annuaire.html

l’annuaire proposé par l’Omnes

le portail de la naturopathie en France.

https://www.annuaire-therapeutes.com

https://www.fenavi.net/annuaire

http://www.apnfma.org/annuaire-naturopathes.html

– ou consulter directement les annuaires des écoles de naturopathie ou les contacter :

-http://www.robertmasson.com/nous-contacter/

https://www.flmne.org/econtact/

https://www.euronature.fr/nous-contacter.html

http://ecole-naturopathie.fr/contact-news/consultation-bouches-du-rhone/

https://www.ecoledargere.fr/annuaire.php

http://cenatho.fr/index.php/naturopathes-en-exercice

http://www.isupnat.com

-…

Durée et prix d’une séance de naturopathie

Une séance de naturopathie dure entre 30 minutes et deux heures, parfois plus selon les cas. Son prix moyen se situe entre 50 et 80 euros.

La Sécurité sociale ne prend pas en charge cette médecine complémentaire. Mais certaines complémentaires santé le font, pour la totalité ou une partie des prestations justifiées par un naturopathe diplômé parfois sur demande de prescription du médecin. (les mutuelles feront l’objet d’un prochain article du blog)

LA SITUATION EN FRANCE ET EN EUROPE

La Naturopathie :

  •  est référencée par l’O.M.S. à la Conférence d’Alma Ata de 1978,
  •  est officiellement enregistrée depuis 1968 au Bureau International du Travail  de Genève.
  •  est inscrite dans les Pages Jaunes de l’annuaire téléphonique sous la rubrique : « soins hors d’un cadre réglementé »
  • L’UNESCO Thesaurus lui assigne une référence « médecine traditionnelle » (MT 2.80 NT1)

Le Naturopathe :

  • ne revendique pas le titre de « docteur en médecine »,
  • ne procède à aucun diagnostic de la maladie,
  • n’invite jamais à interrompre un traitement médical en cours.

Le plus souvent, un certain nombre de pathologies est exclu et/ou réservé aux soins médicaux classiques (allopathiques) tels que maladies contagieuses ou épidémiques, dégénératives ou M.S.T. De même, un certain nombre d’actes est réservé aux médecins ou aux paramédicaux (chirurgie, dentisterie, gynécologie, rééducation, optique lunetterie, …)

EN FRANCE :
AUCUNE RECONNAISSANCE
NI CERTIFICATION
La loi réserve l’exercice de la médecine aux seuls détenteurs d’un doctorat en médecine (diplôme d’état). De même, les paramédicaux sont structurés et reconnus. Mais aucun texte législatif ne précise le statut des naturopathes (PSN), alors que la profession d’ostéopathe et de chiropraticien sont en cours de reconnaissance depuis 2002.

LE PARADOXE français : LA NATUROPATHIE N’EST NI CONNUE NI RECONNUE, mais les services administratifs et fiscaux soumettent logiquement les naturopathes (PSN) aux diverses redevances et impositions (T.V.A., Taxe professionnelle, URSSAF, …) sans contrepartie !

En Suisse Statut en faveur du libre exercice desnaturopathes dans presque tous les cantons. Les assurances complémentaires (cf. ASCA) remboursent les prestations desnaturopathes depuis 1991. Les Médecines non conventionnelles sont positivement intégrées depuis la votation de 2009.
En Hongrie Depuis 1997, libéralisation de certaines disciplines de médecines douces ouvertes à des non médecins, d’autres leur étant réservées.
Outre-Atlantique La profession de naturopathe est légalisée dans 13 états des U.S.A. ainsi qu’enAustralie et au Canada anglophone.

Tolérance pour le Québec. Sur la demande de ses citoyens, ce pays étudie tous les moyens de développer une « médecine intégrée » (intégrative medicine).

En République d’Irlande Respect du même droit coutumier qu’au Royaume Uni. Pas de poursuites, sauf si usurpation du titre de « docteur en médecine ».
En Norvège Depuis 1936, réglementation officialisée de l’exercice de la médecine par les non-médecins (liberté professionnelle accordée dès 1619 .
Aux Pays-Bas  Depuis 1981, arrêt des poursuites à l’encontre des non-médecins (rapport Muntendam) à condition que les patients n’aient subi aucun préjudice. Alors que le monopole médical est semblable à celui de la France, on note une acceptation de fait des « professionnels de santé » non-médecins, puis la consécration de leur existence avec la loi du 9 novembre 1993.
En Allemagne Liberté de soins accordée depuis 1873. Intégration légale du statut des « Heilpraktiker » (équivalent desnaturopathes) depuis le 17 février 1939. L’autorisation d’exercer (Erlaubnis) est accordée après examen fédéral des candidats issus d’écoles privées. Non concurrence entre les Heilpraktikers et les médecins conventionnels.
Au Royaume Uni La « droit coutumier » instauré sous Jacques 1er (1556-1625) accorde une totale liberté d’exercice aux non médecins, à condition de ne pas usurper le titre de « docteur en médecine ». Franche collaboration entre les « Heath Care Practitioners Naturopaths » et les médecins, notamment en secteur hospitalier.
 En Espagne Relaxe des naturopathes non médecins en cassation depuis 1989, puis intégration de la profession par le ministère des Finances (1990) et du Travail le 27 janvier 1997. A ce jour, négociations avancées vis à vis du ministère de la Santé, via le Parlement catalan notamment et le regroupement le plus représentatif COFENAT.
En Suède Même intégration (loi de 1960 modifiée en 1982) : pas de monopole de la médecine allopathique, selon le principe que toute personne peut exercer « l’art de guérir ». Légalisation desnaturopathes en 1994.
Au Danemark Même intégration positive (loi du 14 mai 1970, modifiée en 1976) avec certaines limites
En Italie Négociations au plan national en cours suite à la franche approbation d’une proposition de loi et de textes régionaux en faveur des médecines non conventionnelles dans six régions du nord
Au Portugal Référencement de la profession de naturopathe dans la classification des professions éditée par le ministère du Travail depuis 1994.

A la suite de l’ouverture, sur initiative de la FENAHMANportugaise, d’un groupe de travail associant Ordre des médecins, des pharmaciens, et Direction de l’Enseignement Supérieur, ayant conclu en 1999 à la « nécessité de réglementer les médecines non conventionnelles », une loi a été votée en 2003 reconnaissant six disciplines dont la naturopathie. Décrets d’application en cours. Choses exceptionnelles, le naturopathe y accède au « diagnostic naturopathique » et à une « totale autonomie » professionnelle.

En Belgique Une loi-cadre reconnaît la profession d’ostéopathe et met en place l’étude des autres professions du secteur non conventionnel depuis avril 1999. Cette loi a été revisitée en confirmée le 22 août 2002. L’Union des Naturopathes de Belgique est reconnue « union professionnelle » depuis mars 2008

“Définition de la Naturopathe par “ROBERT MASSON” (extrait) :

De tout temps, les hommes se sont soignés avec les aliments, les plantes, l’eau, les applications d’argile, les bains, les manipulations, etc.

Cette médecine non violente a été représentée dans le passé par les américains Tilden et Trall, les allemands Schrott et Kneipp ainsi que le grand Khune qui jeta les bases de l’unité morbide, les français Durville, Rouhet, Carton et tant d’autres. Plus récemment, les grands vulgarisateurs de la naturopathie furent les américains Shelton et Jensen, l’anglais Thomson, le portugais Colucci et le français Marchesseau.

Quoique non reconnues en France, l’hygiène et les médecines naturelles sont regardées favorablement par les allopathes et les homéopathes sincères. Et pour cause : la naturopathie est avant tout une hygiène, un mode de vie et d’alimentation corrects, seuls moyens de maintenir la santé de l’homme sain et de restaurer celle du malade chronique.

Selon les conceptions du CENA dirigé par Sandrine et Robert Masson, le respect et l’observance par l’homme des facteurs naturels lui apportent la santé. L’irrespect et l’inobservance des facteurs naturels se soldent par la maladie. L’enseignement de Robert Masson résulte d’observations basées sur plus de 50 années de pratique,  de plusieurs milliers de consultations.

Ce qu’il applique est rigoureux, rationnel et reproductible. Il jette un pont entre la physiologie et le mode de vie des individus. Aucune place n’est laissée à l’imprécision et chaque cas est individualisé.

Or, le médecin homéopathe ou allopathe n’a pas le temps matériel d’enseigner l’hygiène de vie. Quoique l’on puisse dire, il y a un triangle médical dans lequel toutes les méthodes se complètent harmonieusement :

  • L’allopathie, médecine d’urgence irremplaçable
  • L’homéopathie, médecine non toxique, aux micro doses régulatrices des dysfonctionnements
  • La naturopathie, médecine des profondeurs, restauratrice de la santé par la suppression des causes (étiologies) des maladies

 

 

“Source : Santé magazine, Fenahman, Robert masson.”

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