Quel diffuseur d’huiles essentielles choisir ?

Quel diffuseur d’huiles essentielles choisir ? avantages, inconvénients, sélection

Durant mes formations en pharmacies et mes ateliers, vous êtes nombreux à me demander quel diffuseur acheter et comment bien le choisir.

Je vais t’expliquer point par point les différentes façon de diffuser, leurs avantages et inconvénients et ma sélection, tu pourras ainsi trouver le diffuseur qui te convient selon ton objectif : diffusion thérapeutique ou ambiance olfactive, la grandeur de la pièce, ta capacité à entretenir ou non l’objet, tes goûts esthétiques…

Premièrement il existe plusieurs types de diffusion et donc une multitude de diffuseurs et beaucoup de marketing autour du sujet.

1- La propulsion :

Par brumisation :

Les diffuseurs par brumisation à ultra sons permettent de diffuser à froid les huiles essentielles. Une pastille au fond du diffuseur émet une petite vibration à haute fréquence. Il y a un petit réceptacle pour verser un peu d’eau et les huiles essentielles. Au contact de la vibration, une brume va se former emportant les molécules aromatiques.

Les « brumisateurs » utilisant de grand volume d’eau n’ont d’intérêt que si votre habitat est trop sec, privilégiez un petit réceptacle si vous avez suffisamment d’humidité et un appareil peu bruyant.

Cette technique fonctionne bien et s’adapte à la taille de votre pièce en fonction du modèle choisi. La diffusion est plus douce mais néanmoins efficace. Cependant elle est conseillé maximum 15min par heure en général par le fabriquant.

Inconvénients : les molécules aromatiques sont couplées à de lourdes molécules d’eau et reste moins longtemps en suspension dans l’air. Colmatage rapide par la calcaire en fonction de votre région. Aucune étude à ce jour sur l’innocuité de la propulsion des H.E et suspicion d’augmenter le taux de C.O.V (composé organique volatile) dans la pièce donc veiller à ne pas dépasser 15 minutes par heure par mesure de précaution.

Avantages : Facile à nettoyer, peu bruyant, le prix est entre 20 et 99€. Permet « d’infuser » correctement les pièces de 30m2 pour un effet thérapeutique au niveau émotionnel, nerveux et immunitaire.

Mon conseil : vérifiez toujours le bruit et la quantité d’eau à mettre. Plus il y a d’eau, moins c’est efficace.

Par nébulisation :

Ce sont les diffuseurs à verrerie. La nébulisation permet l’éclatement des molécules aromatiques dans l’atmosphère par une chambre de compréssion. Une petite « fumée » de molécules se dégage. La diffusion est très puissante car les molécules pénètrent ainsi rapidement dans les alvéoles pulmonaires. On allume le diffuseur 15 min puis on laisse agir dans la pièce sans ses occupants et on aère avant de rentrer.

Il faut soigneusement le nettoyer après, enlever le reste d’huile essentielle à l’alcool et faire tourner ou le laver au liquide vaisselle si le fabriquant le permet.

Avantages : la diffusion est optimale et thérapeutique. Les molécules restent en suspension plus longtemps. Elle peut couvrir de grand espace (100m2). Et les matériaux sont souvent nobles.

Inconvénients : Il faut être très soigneux et bien le nettoyer après chaque utilisation au risque de devoir changer la verrerie si celle-ci se bouche notamment avec les agrumes. Si la pièce est petite la diffusion est parfois trop forte pour l’odorat. Le moteur peut également émettre un petit bruit et vibration plus ou moins forts. Leur prix varient entre 40 et 90€.

Aucune étude à ce jour sur l’innocuité de la propulsion des H.E et suspicion d’augmenter le taux de C.O.V comme pour les sprays (composé organique volatile) dans la pièce, donc veiller à ne pas dépasser 15 minutes par heure par mesure de précaution et ne pas rester dans la pièce. Pas d’enfant ni d’animaux de préférence pendant l’utilisation.

Mon conseil : choisissez-le avec un variateur de débit, un faible bruit et un joli matériaux (boix, bambou)

Par ventilation :

Sur un buvard, un coton démaquillant, une ouate, on dépose quelques gouttes d’huiles essentielles et le diffuseur fait passer un puissant jet d’air pour faire évaporer les molécules aromatiques très volatiles. Certains diffuseurs fonctionnent sans jetable avec le flacon directement ouvert dans le diffuseur et une autre marque vient de breveter un procédé d’encapsulation des H.E dans des billes.

Avantages : très solide, idéal pour les environnements publiques (salle d’attente, service hospitalier, lieu de passage). Facilement transportable aussi d’une pièce à l’autre ou en vacances. Garde une partie des “corps lourds” des huiles essentielles sur le support donc moins de passage dans les voies aériennes.

Inconvénients : les cotons à remplacer qui une fois trop imbibé sont à jeter. Le mélange des huiles essentielles sur le coton. Il faut alors avoir plusieurs cotons pour différentes synergies. Certains diffuseurs sont très bruyants. Pour de pièces de taille petite à moyenne uniquement. Aucune étude à ce jour sur l’innocuité de la propulsion des H.E et suspicion d’augmenter le taux de C.O.V comme pour les sprays (composé organique volatile) dans la pièce, donc veiller à ne pas dépasser 15 minutes par heure par mesure de précaution.

Mon conseil : vérifiez que le consommable soit facile à trouver et remplaçable et encore une fois le bruit de l’appareil une fois en marche.

2 – Autres méthodes :

Par chaleur douce :

Les huiles essentielles ne supportant pas bien la chaleur, il est impératif de vérifier la température de chauffe lors de votre achat.

Cependant, la température excède rarement les 40° et sachant que la température de distillation d’une huile essentielle se situe autour des 60 à 80 degrés pour certaines, c’est donc bien une première preuve que les composés aromatiques ne sont pas détruits à 40 degrés. De plus, comme j’ai souvent entendu les huiles essentielles ne sont en aucun cas brulées à cette température si le diffuseur a été fabriqué dans les règles de l’art. Il ne faut en revanche en aucun cas chauffer les huiles essentielles avec une bougie ou au delà des 40 degrés sur un pas de temps trop long et chez soi.

Ce que l’on appelait autrefois la chaleur douce a donc toujours de beaux jours devant elle et la tendance est même à son retour sur les étales. Inutile d’ajouter de l’eau si la qualité de fabrication est au RDV, des huiles essentielles pures, entres 10 et 20 gouttes selon la taille de votre pièce et votre intention. Attention, il existe toute sorte de coupelle sur le marché, veillez à bien choisir votre diffuseur à chaleur douce plein et en céramique (au moins 1kg est un cage de qualité) et non vide et en “plâtre” afin de diffuser correctement et de préférence teinté dans la masse et non juste en surface.

Le dépôt des corps lourds au fond de la coupelle est normal après utilisation, à retirer avec un papier absorbant en cas de changement d’H.E ou régulièrement dés la fin de l’utilisation ou à l’alcool si le dépôt durcit à froid.

En général, ce type de diffuseur s’utilise plusieurs heures avec les même 15 gouttes et bien faire la différence entre l’aspect olfactif (ça sent 1H maximum) et l’aspect thérapeutique (j’ai constaté sur une étude de mesure de l’activité biocide une diminution de la population bactérienne encore 4 heures après le début alors que ça ne sent plus l’H.E dans la pièce).
Pour les diffuseurs de voiture ou usb, il faut débrancher le diffuseur au bout de 15 minutes pour arrêter la chauffe.

Avantages : Ne fait pas de bruit, facile à nettoyer à l’alcool, incassable si qualité, pas de calcaire, pas d’utilisation d’eau, peu s’utiliser avec les agrumes et les H.E à résines ou denses (vétiver…), peut rester allumer en permanence en cas d’oubli et au moins entre 1 et 4H contrairement aux autres méthodes de diffusion, consomme trés peu, conserve un maximum de “corps lourds” au fond de la coupelle afin d’éviter un passage par les voies aériennes.

Inconvénients : la chaleur produite peut détruire les molécules si le produit est de mauvaise qualité (température > 40° ou inconstante, peinture extérieure, matériaux utilisés bas de gamme, poids < 1kg, qualité de la résistance bon marché…)

Mon conseils : vérifiez que le diffuseur est facilement nettoyage et de qualité.

Par diffusion passive :

On parle ici des ronds d’ampoules, des diffuseurs à bâtonnets en bois à insérer dans le flacon ou encore des galets de plâtre…

Idéal pour de très petite surfaces uniquement ou pour le plaisir et attention à la température de votre ampoule (trop ou pas assez pour les nouvelles).

Par bougie :

Fortement déconseillé car brule l’H.E et  dénature ses principes actifs.

Sauf un cas intéressant que j’ai rencontré à Gap ou un fabriquant à eu l’idée de mettre la bougie de façon indirecte mais c’est l’exception.

 

En 15 ans j’ai testé beaucoup de diffuseurs  et continue d’en tester.
Je suis revenu sur mes idées premières en analysant les différentes études et en relisant ce que nous disaient nos précurseurs car c’est aujourd’hui  devenu une histoire de marketing et de businness. Et après avoir changer plusieurs fois les verreries de mes nébuliseurs, changer les moteurs des brumisateurs, chercher partout des cartouches jetables, frotter des brumisateurs pleins de tartre, des diffuseurs de voitures qui surchauffent et surtout vu les nombres de retours lorsque j’étais directeur de magasin bio j’ai opté depuis 10 ans pour des diffuseurs à chaleur douce en céramique anglaise compactée de 1,3 kg, teintés dans la masse et fabriqués en Angleterre dont je suis ravi.

Pour les voitures ma meilleure trouvaille reste le bâtonnet en bois.

 

Cette analyse n’est que ma synthèse basée sur une étude du marché, l’observation et l’écoute active des consommateurs et des professionnels et n’engage que moi.

Je tiens en effet de plus en plus compte des très régulières alertes entre autre de “60 millions de consommateurs” sur le sujet des C.O.V (spray et toute autre propulsion des H.E)

http://www.60millions-mag.com/2017/03/09/sprays-assainissants-une-pollution-majeure-de-l-air-interieur-11021

 

Et toi quel est ton choix ?

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